Les gestes essentiels, et pourquoi ils comptent
Le lever, la toilette, l'habillage, les repas, les déplacements dans le logement : le portail officiel pour-les-personnes-agees.gouv.fr les cite en premier quand il décrit l'aide à domicile. Ce sont les gestes qui décident si la journée commence, si la personne est debout, propre, habillée, nourrie, et si elle peut recevoir, sortir, vivre.
Ce sont aussi les gestes les plus intimes. Une aide qui les fait vite, à la place, sans parler, abîme autant qu'elle aide. Nos auxiliaires de vie sont formés à faire avec : laisser la personne se savonner le visage, choisir son pull, se lever en deux temps, marcher jusqu'à la table. Cela prend plus longtemps. C'est ce qui garde l'autonomie.
Les chutes se préviennent
La Haute Autorité de santé, dans sa recommandation sur les chutes répétées, rappelle que les facteurs se cumulent : l'équilibre, la force musculaire, la vue, certains médicaments, et l'environnement. Elle recommande une activité physique régulière, des chaussures adaptées, la kinésithérapie et l'adaptation du logement ; la révision des médicaments relève du médecin.
Nous prenons notre part : présence aux heures à risque, chemin dégagé et éclairé jusqu'aux toilettes, barres d'appui, chaussures fermées, marche encouragée chaque jour, accompagnement chez le kinésithérapeute. Et chaque chute, même sans gravité, est notée et transmise, parce qu'elle annonce souvent la suivante.
Les ressources autour de vous
- Le médecin traitant, les infirmiers et le service de soins infirmiers à domicile assurent les soins ; nous nous coordonnons avec eux chaque jour.
- L'ergothérapeute conseille les aides techniques et l'aménagement du logement ; l'APA peut en financer une partie.
- L'APA, après 60 ans, finance une partie de l'aide humaine selon la perte d'autonomie et les revenus ; après une hospitalisation, une aide au retour existe.
- Le crédit d'impôt de 50 % s'applique aux sommes restant à votre charge.