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Youdom Care

Maladies neurodégénératives

Aide à domicile et maladie de Huntington : des routines stables, des repas qui nourrissent, une famille relayée

Une femme d'une quarantaine d'années prend un repas à une table de cuisine, près d'une fenêtre

Des mouvements qu'elle ne contrôle pas, une irritabilité qui n'est pas elle, un poids qui fond malgré de gros repas, des chutes. Et une maladie qui traverse la famille : vous êtes peut-être concerné aussi. Vous cherchez une aide qui sache tout cela. Nous installons des routines stables et des repas fréquents et enrichis, dans le calme, selon l'avis du diététicien. Et nous prenons l'irritabilité pour ce qu'elle est, un symptôme, jamais pour nous, et jamais contre la personne.

  • Auxiliaires de vie préparés à la maladie de Huntington
  • Évaluation gratuite à domicile
  • Accompagnement possible avant 60 ans, avec la PCH

Vous vous reconnaissez ?

Vous vous reconnaissez ?

Ce que nous faisons, concrètement

  • Les gestes du quotidien

    • Préparer des repas fréquents et enrichis, servis dans le calme, avec les textures et positions conseillées.
    • Aider à la toilette, à l'habillage et aux déplacements quand les mouvements involontaires les compliquent.
    • Maintenir des routines stables : les mêmes heures, le même ordre, les mêmes repères.
    • Laisser faire ce que la personne peut encore faire, même lentement, même imparfaitement.
  • Présence et sécurité

    • Sécuriser le logement : angles protégés, tapis retirés, chemins dégagés, objets dangereux rangés.
    • Être présent aux moments à risque : repas, douche, déplacements, soirée.
    • Répondre avec calme à l'irritabilité et à l'agitation, sans la prendre pour soi ni la punir.
    • Assurer une présence le soir ou la nuit quand la famille n'en peut plus.
  • Lien social et stimulation

    • Sortir, marcher, garder des activités et des liens, à son rythme.
    • Communiquer simplement : phrases courtes, une question à la fois, le temps de répondre.
    • Préserver la dignité : la personne n'est ni ivre ni folle, et l'intervenant sait le dire aux autres si besoin.
    • Offrir du relais au proche, souvent lui-même concerné par la maladie.
  • Coordination avec les soignants

    • Noter le poids, les fausses routes, les chutes, les changements d'humeur, et les dater.
    • Transmettre ces observations aux proches, au neurologue, au diététicien et au psychiatre le cas échéant.
    • S'articuler avec le centre de référence, l'orthophoniste, le kinésithérapeute et l'assistante sociale.
    • Préparer avec vous les étapes suivantes, y compris les mesures de protection, avant qu'elles ne s'imposent.

Ce que la maladie change à la maison

La maladie de Huntington est une maladie héréditaire : un parent porteur la transmet à chacun de ses enfants avec une probabilité d'une chance sur deux. L'Inserm estime qu'environ 18 000 personnes sont concernées en France, dont 6 000 ont des symptômes et 12 000 portent la mutation sans symptôme, et que la maladie débute habituellement entre 30 et 50 ans (dossier mis à jour le 16 septembre 2022). Elle évolue sur de nombreuses années.

À la maison, trois choses changent à la fois. Le corps : mouvements involontaires, chutes, fausses routes, amaigrissement malgré de gros besoins en calories. L'organisation : planifier, commencer, enchaîner devient difficile. L'humeur : irritabilité, apathie, dépression, angoisse. Et la famille elle-même est touchée : l'aidant a parfois vu la maladie chez un parent, et se sait ou se croit concerné.

Ce qui aide, et ce qui n'aide pas

Ce qui aide : des repas fréquents et enrichis dans le calme ; des routines stables ; un logement dégagé et protégé ; une communication simple ; l'activité physique et les sorties ; une équipe qui ne prend pas la colère pour elle ; des observations écrites, avec le poids ; et un proche relayé, dont on n'oublie pas qu'il est peut-être lui-même concerné.

Ce qui n'aide pas : presser, discuter, punir ; changer d'intervenant ; servir vite un gros repas dans le bruit ; laisser la personne seule aux moments à risque ; attendre la crise pour parler de protection et d'aides. Nos auxiliaires de vie sont préparés à cela.

Les ressources autour de vous

  • Le centre de référence maladies rares pour la maladie de Huntington, rattaché à l'AP-HP et au réseau de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, suit la maladie et informe les familles.
  • L'Association Huntington France propose une écoute psychologique et un accompagnement social gratuits, des groupes de parole et des délégations régionales.
  • L'orthophoniste, le kinésithérapeute et le diététicien travaillent la déglutition, l'équilibre et l'alimentation ; nous appliquons leurs conseils au quotidien.
  • La PCH avant 60 ans, l'APA après, financent une partie de l'aide humaine ; la consultation de génétique répond aux questions des proches.

Un accompagnement qui évolue

  1. Au début : des routines et du relais

    La personne vit encore de façon autonome, mais l'organisation, l'humeur et le poids inquiètent. Repas accompagnés, sorties, routine simple, quelques heures pour relayer le proche. L'intervenant apprend ce qui apaise et ce qui déclenche.
  2. Quand les mouvements et les chutes s'installent : une présence quotidienne

    Aide aux repas plusieurs fois par jour, toilette, déplacements, logement sécurisé, présence sur les moments à risque et le soir. Le planning se relit à chaque changement, avec la personne autant qu'elle le peut.
  3. Au stade avancé : une équipe qui se relaie

    Aide à tous les gestes, alimentation avec précaution, présence étendue jusqu'à 24h/24 si nécessaire, coordination avec les soignants. Plusieurs intervenants se relaient avec les mêmes repères écrits, et la famille est soutenue.

Exemple de semaine

Sophie, 44 ans, maladie de Huntington

Vit seule, sa sœur habite à côté.

Exemple illustratif

  • Lundi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Sorties15h–17hMarche, courses, rendez-vous
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Mardi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Mercredi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Sorties15h–17hMarche, courses, rendez-vous
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Jeudi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Vendredi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Sorties15h–17hMarche, courses, rendez-vous
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Samedi

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé
  • Dimanche

    • Repas12h–14hRepas enrichi, dans le calme, sans se presser
    • Gestes du quotidien18h30–20h30Dîner enrichi, routine du soir, logement sécurisé

Environ 34 heures par semaine.

Légende des activités

  • Gestes du quotidien
  • Repas
  • Sorties
Une femme assise seule à une table de cuisine, dans une véranda baignée de soleil

Sophie a 44 ans et vit seule ; sa sœur habite à côté. Tous les jours, de midi à quatorze heures, une auxiliaire de vie prépare un repas enrichi selon l'avis du diététicien, le partage avec elle dans le calme et vérifie le logement. Le lundi, le mercredi et le vendredi après-midi, elles sortent : marche, courses, rendez-vous. Tous les soirs, de dix-huit heures trente à vingt heures trente, la même routine : dîner enrichi, douche sécurisée, préparation du lendemain. Sa sœur reprend la main le week-end pour les sorties. Exemple illustratif, prénom fictif.

Le suivi

Et pour vous, les proches

Cette maladie traverse les familles : vous accompagnez un frère, un parent, et vous êtes peut-être vous-même porteur ou dans l'attente d'un test. La colère et l'apathie de votre proche ne vous sont pas destinées. Vous avez le droit d'être relayé. L'Association Huntington France propose une écoute psychologique et sociale gratuite, des groupes de parole et des délégations régionales.

Qui intervient ?

Des auxiliaires de vie préparés à la maladie de Huntington : les mouvements involontaires, les fausses routes, les chutes, l'irritabilité, l'apathie, les besoins en calories, les routines. Avant de commencer, nous apprenons avec vous ce qui apaise et ce qui déclenche, et nous vous présentons l'équipe.

Ce que nous ne faisons pas

Combien ça coûte, quelles aides ?

  • PCH, la prestation de compensation du handicap

    Pour qui ?
    Les personnes en situation de handicap, selon des conditions d'âge et de handicap évaluées par la MDPH.
    Comment la demander ?
    Dossier déposé auprès de la MDPH de votre département.

    Combien ?

    monparcourshandicap.gouv.fr

  • APA, l'allocation personnalisée d'autonomie

    Pour qui ?
    Les personnes de 60 ans et plus en perte d'autonomie, qui vivent à domicile.
    Comment la demander ?
    Demande auprès du conseil départemental, avec une évaluation à domicile.

    Combien ?

    pour-les-personnes-agees.gouv.fr

  • Crédit d'impôt et avance immédiate

    Pour qui ?
    Toute personne qui règle des services à la personne à domicile, qu'elle soit imposable ou non.
    Comment la demander ?
    Lors de la déclaration de revenus, ou chaque mois par l'avance immédiate proposée par l'Urssaf.

    Combien ?

    impots.gouv.fr

Tarifs et aides en détail

Questions fréquentes

Pourquoi les repas sont-ils si importants ?
Parce que les mouvements involontaires consomment beaucoup d'énergie et que la personne maigrit malgré de gros repas. Le diététicien fixe les besoins ; nous préparons des repas fréquents et enrichis, servis dans le calme, avec les textures et positions conseillées par l'orthophoniste pour limiter les fausses routes. Le poids se note et se transmet.
Comment réagissez-vous à la colère ou à l'agitation ?
Sans la prendre pour nous et sans la punir. L'intervenant garde son calme, baisse la voix, propose autre chose, et revient plus tard si nécessaire. La routine stable et l'absence de surprise réduisent beaucoup ces moments. Ce qui déclenche et ce qui apaise s'écrit pour toute l'équipe, et se transmet au médecin.
Elle a moins de 60 ans. Quelles aides existent ?
Avant 60 ans, la prestation de compensation du handicap (PCH), demandée à la MDPH, peut financer une aide humaine. Le dossier prend du temps, et les observations écrites de l'équipe y contribuent. L'assistant social de l'Association Huntington France peut vous accompagner. Le crédit d'impôt de 50 % s'applique au reste à charge.
Comment sécuriser le logement ?
Les mouvements involontaires et les chutes demandent un logement dégagé : tapis retirés, angles protégés, chemins larges, douche avec siège et barres, objets tranchants ou brûlants rangés. Nous faisons ce repérage avec vous à l'évaluation, et un ergothérapeute peut compléter. Nous n'attachons pas et n'enfermons pas.
Est-ce toujours le même intervenant ?
Nous organisons des équipes stables et présentons les intervenants avant de commencer. Avec cette maladie, une routine et des visages connus réduisent l'angoisse et l'agitation. Quand un remplacement est nécessaire, le nouvel intervenant reprend les repères écrits de l'équipe. Vous savez toujours qui vient et quand.
Intervenez-vous le soir et la nuit ?
Oui : présences du soir, nuits certains jours ou tous les jours, et 24h/24 si nécessaire. Le soir concentre souvent les risques, entre dîner, douche et fatigue. Une présence à ce moment-là sécurise la personne et rend du temps à la famille, qui doit tenir sur des années.
Je suis moi-même à risque. Pouvez-vous m'aider ?
Nous ne sommes pas généticiens ni psychologues, et nous n'avons aucun avis à donner sur un test. Ce que nous pouvons faire, c'est vous relayer auprès de votre proche et vous orienter vers la consultation de génétique et vers l'Association Huntington France, qui propose une écoute gratuite aux familles.

Décrire votre situation

Deux à trois minutes. Aucune question n’est obligatoire, sauf vos coordonnées.

Sources et relecture

  • Inserm — Maladie de Huntington, dossierinserm.frvérifiée le 16 septembre 2022 · consultée le 20 septembre 2026
  • Association Huntington Francehuntington.frconsultée le 20 septembre 2026
  • Centre de référence maladies rares — Maladie de Huntington (AP-HP, réseau Henri-Mondor)huntington.aphp.frconsultée le 20 septembre 2026
  • service-public.gouv.fr — Prestation de compensation du handicap (PCH)service-public.gouv.frvérifiée le 1 juillet 2026 · consultée le 20 septembre 2026
  • service-public.gouv.fr — Allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicileservice-public.gouv.frvérifiée le 1 juin 2026 · consultée le 20 septembre 2026

Écrit par Équipe éditoriale Youdom Care, rédaction, avec l'aide d'un outil d'écriture sous sa responsabilité

Mise à jour le 20 septembre 2026