Ce que la maladie change à la maison
La maladie à corps de Lewy est, après la maladie d'Alzheimer, la deuxième cause de troubles neurocognitifs liés à une dégénérescence. Elle débute en général après 50 ans. France Alzheimer estime qu'environ 250 000 personnes sont concernées en France et que deux sur trois ne sont pas diagnostiquées ; l'association A2MCL avance le chiffre de 200 000. La maladie est souvent confondue avec Alzheimer ou Parkinson, et reconnue tard.
À la maison, la vigilance fluctue d'une heure à l'autre. Les hallucinations visuelles sont fréquentes dès le début : des personnes, des animaux, que la personne voit vraiment. La lenteur, la raideur et les chutes rappellent la maladie de Parkinson. Le sommeil est agité, avec des rêves vécus à voix haute. Enfin, certaines personnes réagissent très mal à certains médicaments : toute question sur ce point relève du médecin, et vite.
Ce qui aide, et ce qui n'aide pas
Ce qui aide : un cadre stable, les mêmes horaires, les mêmes visages ; profiter des heures de lucidité ; rassurer face à une hallucination au lieu de la nier ; un logement éclairé, dégagé, sans objets trompeurs ; des présences de nuit ; des observations écrites, datées, transmises aux soignants.
Ce qui n'aide pas : contredire, raisonner, s'agacer de ce qui était possible hier ; multiplier les intervenants ; presser ; laisser le conjoint assurer seul les nuits pendant des mois. Nos auxiliaires de vie sont préparés à cela.
Les ressources autour de vous
- La consultation mémoire et le neurologue posent le diagnostic et suivent la maladie ; eux seuls décident de ce qui concerne les médicaments.
- L'association A2MCL propose une écoute téléphonique, des groupes de parole, des webinaires et une formation en ligne.
- France Alzheimer accueille aussi les familles touchées par les maladies apparentées : formations, groupes de parole.
- L'affection de longue durée couvre les soins liés à la maladie ; l'APA après 60 ans ou la PCH avant financent une partie de l'aide à domicile.