Ce que le polyhandicap change à la maison
Le polyhandicap associe une déficience motrice sévère et une déficience intellectuelle sévère, avec souvent d'autres atteintes : épilepsie, troubles de la déglutition, troubles sensoriels, douleurs. Le CESAP (Comité d'études, d'éducation et de soins auprès des personnes polyhandicapées) accompagne en Île-de-France les enfants vivant avec un polyhandicap et leurs familles, dans des établissements et services ; le Groupe Polyhandicap France fait connaître cette situation et défend les droits des personnes et de leurs aidants.
À la maison, tout passe par les parents : les installations, les transferts, les repas, les nuits, les protocoles, l'interprétation de chaque signe. L'aide humaine n'a de sens que si elle apprend ce savoir et le respecte à la lettre.
Ce qui aide, et ce qui n'aide pas
Ce qui aide : des gestes appris avec vous et les rééducateurs, écrits, refaits à l'identique ; une observation constante des signes de confort et d'inconfort ; des protocoles connus par cœur ; le matériel maîtrisé ; des nuits de relais ; une équipe restreinte et stable ; une frontière claire avec les soins ; et du temps rendu aux parents et à la fratrie.
Ce qui n'aide pas : improviser un transfert, une position ou une texture ; un intervenant qui change sans transmission ; laisser les parents assurer seuls les nuits pendant des années ; confondre aide humaine et soin. Nos intervenants sont préparés à cela.
Les ressources autour de vous
- L'institut médico-éducatif (IME), le SESSAD ou l'établissement qui accueille votre enfant, ses rééducateurs et son médecin fixent les installations, les textures et les protocoles ; nous les appliquons à la maison.
- Le CESAP accompagne les familles d'enfants vivant avec un polyhandicap en Île-de-France, avec un espace familles et de la pair-aidance.
- Le Groupe Polyhandicap France publie une lettre, des ressources sur les droits, la communication, la scolarisation et le soutien aux parents et à la fratrie.
- L'AEEH et ses compléments, la PCH, l'AJPP et le crédit d'impôt financent une partie de l'aide humaine ; la MDPH instruit les demandes.